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Le Rêve de la licorne,

paru en 2013, aux éditions Créer


https://www.edicreer.com/litterature/fantasy/le-reve-de-la-licorne.html

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Résumé éditeur :

 Ménuisel des Bois d'Hélode répond à un mystérieux appel qui va l’entraîner dans une aventure incertaine, où sa fonction de prêtresse de l'eleme risque d'être mise à contribution dans de redoutables épreuves. Arvorc d'Ort le mercenaire, Odien-Quin le voleur, Gwerdan de Falc'hon, à demi-humain, Ficheroc le nain et un grand loup d'érèbe seront ses compagnons de voyage dans la recherche d'une opale mythique ayant appartenu à Estajiuz, le sorcier légendaire.

   Un groupe d'aventuriers, un trésor, une quête : Martine Hermant prend plaisir à revisiter un grand classique pour l'acheminer vers une finalité initiatique qui l'est beaucoup moins. Elle s'inscrit dans la tradition romanesque des auteurs féminins de Fantasy qui apportent quelques grammes de délicatesse dans ce monde de brutes guerrières.

Extrait :

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― Non ! s’opposa Ménuisel, Cet animal ne suit pas notre groupe pour rien. Laissez-moi essayer de comprendre pourquoi.
Sans attendre de réponse, elle descendit de cheval et se dirigea vers le loup qui perçut son mouvement et se détourna de son festin. Il attendit, droit sur ses pattes, les oreilles dressées, la crête hérissée et les babines retroussées sur ses crocs sanglants. Arvorc band
a son arc mais Gwerdan lui posa sa main sur le bras pour modérer son élan. Ménuisel progressait maintenant lentement, en évitant toute brusquerie dans ses gestes. Elle coulait chacun de ses pas dans l'essence du monde qui vibrait autour d'elle, éveillant l'elme pour le dispenser comme un halo protecteur. Elle s'arrêta à une faible distance du loup qui n'avait pas modifié son attitude mais ne faisait pas mine d'attaquer. Elle leva les mains vers lui.
De loin, les autres virent avec stupéfaction que le fauve semblait s'apaiser. Il demeura un instant encore sur place, toute agressivité disparue, puis avança vers la phurana. L'arc d'Arvorc se tendit à l'extrême mais il abaissa brusquement sa garde en étouffant une exclamation de surprise : le loup s'était couché aux pieds de Ménuisel qui se pencha et l'enlaça de ses deux bras, le visage enfoui dans l'épaisse fourrure.
― Par le sang du dragon, jura Arvorc, je ne l'aurais pas cru si je ne l'avais vu de mes propres yeux !
Gwerdan murmura :
― Elle pratique le conciliâme avec une aisance exceptionnelle... Je perçois l'harmonie qu'ils partagent...
Ménuisel avait éprouvé toutes les sauvages pulsions du loup, sa férocité née de l'immense faim qui le tenaillait, son désir farouche de survivre. Et, au milieu de ses sensation âpres, était apparu l'appel, aussi vif, aussi impérieux qu’elle-même avait pu le ressentir. Ainsi, le loup d’érèbe était leur frère dans l'errance, avec une intégrité d'autant plus pure que ses aspirations n'étaient corrompues d'aucun calcul. Le loup savait qu'il avait été désigné, comme il savait que sa destiné était liée à ceux qui subissaient un sort identique au sien. Et il y avait un immense soulagement à se reconnaître ainsi mutuellement. Qui, de l'animal ou de la phurana, était le plus heureux d'épouser la même compréhension ? C'est une aide que demandait le loup et Ménuisel avait en charge de l'intégrer à sa nouvelle meute, et peu importait qu'elle fît constituée d'humains. En échange, elle était assurée aveuglément sur sa fidélité.
La jeune femme expliqua la teneur du pacte du mieux qu’elle put a ses compagnons et leur promit d'essayer un jour de les réunir dans l'elme, eux et le loup, pour apporter une réalité psychique à ce qu'elle leur demandait.

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